[AVIS LECTURE] La papetrie Tsubaki de OGAWA Ito

Aujourd’hui je partage avec vous une petite douceur, après Le restaurant de l’amour retrouvé j’ai lu La papetrie Tsubaki et je suis toujours autant fan de la plume de Ogawa Ito !

Le r
de Ogawa Ito

Le résumé:

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres.
Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d’un singe, des lettres d’adieu aussi bien que d’amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.
Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre de réconciliations inattendues.

Mon avis:

A l’heure où j’écris ces mots, il est minuit un samedi soir et j’ai lu cette merveille presque d’une traite. Tout comme le restaurant de l’amour retrouvé on est sur un doudou, un pépite, une douceur. J’ai lu ce livre par une belle journée ensoleillé alors que je sentais le vent sur ma peau et que j’entendais les oiseaux chanter: Les conditions parfaites pour ce livre.

A première vue, j’avais peur que ce genre de livre soit long, difficile à lire, mais ils m’apaisent beaucoup. Lire ce genre de livre me calme particulièrement. Et quand je suis en plein milieu d’un lecture de Ogawa Ito je me surprends à faire attention a mes ressenties, à ce que mes sens me renvoient. Le livre est effectivement lent, je vous l’accorde. Je pense qu’il faut être en phase avec cela avant de le commencer pour vraiment en apprécier la substance.

On y retrouve Poppo qui retourne dans la maison de son enfance après la mort de l’Aîné (sa grand-mère) pour reprendre la papeterie familiale. Elle y vend des articles de papeterie comme son nom l’indique mais elle est aussi écrivaine publique. Un métier, qu’elle apprend a aimer tout au long du livre. Celui-ci se déroule sur un an, de printemps à printemps. Poppo va faire des rencontres qui vont changer sa vie et la changer elle-même.

J’ai tout de même trouvé que le thème du retour d’un jeune femme dans son village d’enfance, avec une figure maternelle avec laquelle elle n’a pas de bonne relation ressemble assez au restaurant de l’amour retrouvé. On retrouve aussi une description très méthodique des procédés utilisés par Poppo, notamment pour écrire des lettres: le choix du papier, de l’encre, la préparation de celui-ci, les règles d’écritures, de politesse. On retrouvait le même style de description avec la cuisine. Dans les deux cas on retrouve une jeune femme qui se cherche et qui va se trouver grâce à des rencontres.

J’aime découvrir la culture japonaise dans ces livres. On y trouve beaucoup de description qui nous aime à comprendre de quoi on parle. Je me suis demandé si cela avait été ajouté pour les lecteurs occidentaux, histoire d’éviter les notes de bas de pages.

J’ai adoré rencontré Poppo, et j’ai hâte de lire d’autres livres de Ogawa Ito. J’espère vous avoir donné envie de lire la papeterie Tsubaki et le restaurant de l’amour retrouvé. Pour retrouver l’article que j’ai écrit sur ce dernier livre c’est ici !

  • La papeterie Tsubaki
  • Ogawa Ito
  • Picquier Poche
  • 416 pages
  • 2021

Je vous souhaite une belle semaine et de belles lectures !

Myosotis ♥

[MANGAS] Magus of the library (5 tomes – en cours)

Bonjour à tous!

Ça fait très longtemps que je ne suis pas venue vous parler de mangas. Je me rattrape aujourd’hui pour vous parler d’un de mes mangas préférés: Magus of the library de Mitsu Izumi.

Magus of the library

Résumé:

« Le livre. Une source de savoir, une accumulation de signes chargés de sens, un précieux héritage qui relie passé et futur. C’est un mage qui me l’a dit un jour : protéger les livres, c’est tout simplement… protéger le monde ! »

Pour le jeune Shio, qui passe son temps libre plongé dans les romans, les récits extraordinaires sont un refuge face à la brutalité du quotidien. Son rêve est de partir pour la capitale des livres, où sont rassemblées toutes les connaissances du monde. Un projet utopique pour un gamin sans ressources… jusqu’au jour où des envoyées de la fameuse bibliothèque centrale débarquent dans son village ! Le miracle qu’il appelle de ses vœux depuis si longtemps est-il sur le point de se réaliser ?

Mon avis:

Bon, alors là, clairement, on est sur mon manga préféré, mais c’est totalement justifié. D’abord, pour ses dessins. Ils sont fins, pleins de détails, chaque planche est une œuvre d’art en elle-même.

Scan Magus of the library (Source: Nautiljon)

Ensuite, il y a l’ambiance. L’histoire se passe dans une pays où plusieurs ethnies cohabitent. Une guerre a eu lieu il y a longtemps mais maintenant la paix est revenue même si les a priori sont encore très présents. Le personnage principale est un métis: mi ancien-persécuteur, mi ancien-persécuté. Dans son villages, il n’est pas très bien accepté, mais il reste un petit garçon très joyeux et surtout passionné de lecture. Son rêve est de devenir Kahuna (protecteur des livres) après une rencontre avec l’un d’eux dans son village. En arrivant, à l’école des kahunas dans la capitale, il est confronté à plusieurs représentants des différentes ethnies, chacun apprend à vivre avec l’autre et découvre leurs différences. Le style des dessins est très orientales. Il y a une pointe de fantastique, avec notamment une ethnie qui ressemble beaucoup à des fées et de la magie.

Le côté restauration, création de livre est très présent. On apprend plein de chose dans ce domaine, sans que ce soit non plus trop documentaire. Cela entre parfaitement bien dans l’histoire. Et avec les dessins qui sont sublimes on comprend très bien les procédés utilisés.

Shio est tellement mignon, tellement attachant. Il est l’outsider qu’on veut voir triompher. Il est très empathique et veut le bien de tout le monde. Mais au fur et à mesure de la lecture, on se demande s’il ne serait pas un peu plus…

Les personnages secondaires, eux aussi, sont très bien fait, autant ses camarades de classes qui veulent comme lui devenir Kahunas que les professeurs et les dirigeants. Et surtout, à Afshak (la capitale) il retrouve Sedona, le kahuna qu’il a rencontré étant enfant. Celui-ci est super charismatique et on a tellement envie d’en apprendre plus sur lui !

Ce manga a commencé à sortir en France en 2019 chez Ki-oon. Il est en cours et il en sort environ un par an. Le dernier tome paru est le tome 5 et il est sorti en mars 2022. Autant vous dire que j’ai extrêmement hâte d’avoir le tome 6.

J’espère que je vous ai donné envie de lire cette merveille. Je vous souhaite une belle semaine, pleine de lecture !

Myosotis ♥

[AVIS LECTURE] Le restaurant de l’amour retrouvé – Ogawa Ito

Bonjour à tous!

Aujourd’hui, je vous parle d’une petite douceur, aussi douce et sucrée qu’un mochi !

Le restaurant de l’amour retrouvé de Ogawa Ito

Résumé:

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.
Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.
Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour.

Mon avis:

J’avais vu passer ce livre sur Instagram à j’avais trouvé ce titre très beau. (Et oui il ne m’en faut pas plus) J’avais eu l’occasion de lire Tant que le café est encore chaud et j’espérai retrouver cette ambiance douce et méditative. Et bien c’est exactement ce que j’ai retrouvé. J’ai aussi dans ma PAL La Papetrie Tsubaki, mais je voulais commencer par le plus petit pour être sûre que le style me plairai avant de me lancer dans un roman plus long. Le contemplatif, c’est bien mais sur un pavé j’avais peur que trouver ça trop long.

J’ai passé un très bon moment de lecture. Cette histoire est d’une telle bienveillance. C’est vraiment, l’impression que j’ai ressentie en lisant ce livre. Je n’avais qu’une envie: m’enrouler dans une couverture toute chaude avec ma bouillotte (en forme de peluche de phoque, elle s’appelle Lulu et je l’aime), une tasse de matcha dans une main et le livre dans l’autre. C’est clairement l’image que je me fais de la culture japonaise. Je pense qu’elle est clairement biaisée et pétrie de stéréotype, mais ce roman rentre complètement en résonance avec ces préconceptions.

Il y a cette femme, perdue, brisée, qui tente de se reconstruire en faisant la seule chose qu’elle sait faire: cuisiner. Elle se reconstruit des repères, des habitudes, un but. Et elle fait cela en passant par les autres. C’est, cette confrontation avec plusieurs personnages, qui lui permet de se retrouver (ou de se trouver).

Il y a ce rapport à la mère, qui prend aussi une bonne partie du récit. Cette mère qui est l’opposé complet de Rinco est très énigmatique, il se déploie au fur et à mesure des pages. Et je trouve cet aspect tellement intéressant.

Et il y a cette nature, cette conception animaliste de ce monde qui nous entoure, qui donne l’impression qu’on fait partie d’un seul et même tout. C’est quelque chose qui m’a beaucoup posé question. Je suis végétarienne et elle cuisine de la viande. Les descriptions des préparations est d’ailleurs très complète est fait partie intégrante du récit. Au début, j’ai eu peur de me sentir mal à l’aise par rapport à ça. Mais pas du tout. Au contraire, il y a un rapport très sain avec l’animal qu’elle « prépare » un profond respect. Et j’ai trouvé cette façon de voir les choses très belle. Mais malheureusement très éloigné de notre société occidentale.

Une critique assez courte cette semaine, mais après cette lecture, je pense que ce que je peux conseiller à quelqu’un c’est vraiment de vivre cette expérience de lecture par soit-même. Il me semble que chacun pourra en dégager des choses qui résonneront plus pour lui.

Bref lisez, le Restaurant de l’amour retrouvé et dites-moi ce que vous avez ressenti !

Bonne fin de week-end, bonne semaine et bonnes lectures !

Myosotis ♥

[AVIS LECTURE] Tant que le café est encore chaud – Toshikazu Kawaguchi

Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui, je vous parle de mon premier roman d’un auteur japonnais et comment vous dire…

Ce ne sera pas le dernier !

Résumé:

Chez Funiculi Funicula, le café change le cœur des hommes. A Tokyo se trouve un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud.
Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience et comprendre que le présent importe davantage que le passé et ses regrets. Comme le café, il faut en savourer chaque gorgée.

Mon avis:

Il m’a fallu deux jours pour lire les 240 pages de ce livre. Sachant que je n’en lis en moyenne que 50 par jours en temps normal. Je suis une grande amatrice de café alors forcément le titre m’a parlé. Mais j’aime aussi beaucoup la culture japonaise. Dès les premières lignes j’ai vraiment été happé par l’ambiance de ce café. J’avais l’impression d’être assis dans un coin de la salle et d’observer ce qu’il s’y passait avec devant moi un café bien chaud. Il y a un petit coté « surnaturel » dans le récits qui peut ne pas plaire mais moi j’ai vraiment adoré. Ce n’est pas du surnaturel pour faire l’effet wahou. Non c’est au service du récit et des personnages.

Ceux-ci sont profondément touchants, humains. A aucun moment on doute de leur existence. Ils sont tous bien réels j’en suis persuadée. Et moi, simple lectrice dans mon canapé j’ai l’impression de les connaître. De les comprendre. Ils sont encore dans un petit coin de mon cœur et je les amène avec moi. Je le dis souvent mais je le redis : Un bon roman c’est un roman qui restent en nous même après la lecture ! Ici c’est clairement le cas.

C’est un roman qui m’a fait du bien, qui a été doux pour moi au bon moment. Il a une saveur, une couleur particulière. C’est une énorme coup de cœur. Un livre que je prendrai le temps de relire.

Il m’a initié à la littérature japonaise et depuis j’ai reçu deux romans de Ogawa Ito (Article Book Haul d’anniversaire ici). J’ai lu Le restaurant de l’amour retrouvé et il m’a laissé la même impression (Je vous en parle bientôt).

Bref lisez cette merveille !

Belle semaine à vous et bonnes lectures !

Myosotis ♥