Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui on parle pédagogie ! Et d’une école en particulier, Summerhill.

SUMMERHILL SCHOOL, LEISTON, SUFFOLK, JASON BYE, 09/06/1999

Cette école a été fondée en 1921, par Alexander S. Neill, un pédagogue et psychologue écossais. Celui-ci était un défenseur des théories libertaire qui étaient en vogue à l’époque. Il décide de fonder son école pour y « tester » ces théories.

Pour lui , l’enfant est naturellement bon, ce qui n’est pas sans rappeler notre cher Rousseau (RPzd23). Il n’est donc pas nécessaire de le contraindre à recevoir un enseignement contrairement aux idées traditionnelles de l’école, où le maître est le chef qui donne la sacrée sainte connaissance. Ainsi, on arrive à ce qui fait de cette école une école hors du commun: les enfants ne sont en aucun cas obligés à faire quoi que ce soit.

Les cours ont lieu le matin, suivant un emploi du temps que seuls les enseignants sont obligés de respecter, les enfants ont le choix d’y assister ou non. L’après-midi est libre et les enfants peuvent faire ce qu’il leur fait plaisir, comme du bricolage.

Neill prend en charge surtout des enfants qui sont en grande difficulté scolaire. Ceux qui viennent d’arriver ne viennent généralement pas aux cours pendant un temps qui est proportionnel avec leur haine de l’école d’après lui. Cela peut durer des mois, comme des années. L’important est que la choix de suivre les cours vienne de l’élève. Dans ce cas celui-ci n’a d’après lui aucun mal à rattraper son retard. Son but n’est pas de former des futurs doctorants mais de futurs adultes heureux.

Le problème qu’à souvent dû affronter Neill est que les parents envoyaient leur enfant dans cette école sans vraiment croire en la liberté. Ce qui faisait que ces enfants étaient tiraillés entre les idées de l’école et celles de la maison. De plus, il est difficile d’admettre que c’est à l’enfant de choisir quand il veux apprendre à lire.

L’organisation de l’école est basée sur l’égalité de tous ces membres. Chaque semaine une réunion est mis en place, un élève est désigné comme président. Des « lois » sont votés par tous les élèves. Chaque personne de l’école a une voix. C’est-à-dire que le directeur a le même pouvoir d’un élève de 7 ans.

Dans son livre, Libres enfants de summerhill, Neill explique qu’il met en place ce qu’il appelle des Leçons particulières. Les élèves peuvent sur la base du bénévolat demander une leçon particulière avec lui. Ces « Leçons » n’en sont pas vraiment car il s’agit en fait de séance de psychanalyse. L’enfant y est amené à parler de ce qu’il ressent mais aussi à poser ses questions. Il n’a pas rare que le sujet que souhaite aborder des enfants soit celui de la masturbation. Sujet qui ne devrait pas être un tatou pour Neill, car cela crée des problèmes chez les enfants. Il va même jusqu’à prôner la nudité, même si pour garantir la survie de son école, il ne l’applique pas.

Pour ma part je pense que, tout n’est pas bon à jeter dans cette pédagogie, et à l’inverse il ne faut pas prendre cela comme parole d’évangile. Summerhill est une école privé qui existe toujours en Angleterre. Sa pédagogie a fait fureur en France particulièrement après Mai 68 (on se demande pas pourquoi hein! Sacré hippie!). En Angleterre ça n’a pas été aussi facile, de plus l’école a été menacé de fermeture plusieurs fois.

Cette pédagogie est aussi à remettre dans son contexte. Pour écrire l’article je me suis basée sur le livre de Neill qui a été publié pour la première fois en 1971. Depuis on a tout de même bien évolué par rapport à l’école dites traditionnel. Même s’il ne faut pas se leurrer il y a des profs qui font encore flipper.

Je pense qu’il est intéressant de lire ce livre. Ça peut vraiment être un plus à l’oral. Cela nous met face à des questions qu’il faut se poser, comme par exemple: Pourquoi éduquer des enfants? Quel rapport avec l’autorité ? Quelle est la place des enfants dans leur éducation? Etc.

Petite bibliographie:

  • Neill. S. Alexander, Libres enfants de summerhill, La Découverte, 2004.
  • Pour ou contre Summerhill’, dossier collectif , Payot, « Petite bibliothèque », 1970.
  • Neill ! Neill ! Peau de mandarine !, autobiographie d’A.S. Neill, Hachette, 1980

9782707142160

Un documentaire en VF sur Youtube (sympa même s’il date un peu).

Voilà sur ce je vous souhaite une bonne semaine, les vacances sont proches! Courage à tous !

Kiss.Peace.Love.Flex.

Myosotis♥

 

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